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Inventaire volontaire des gaz à effet de serre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

1.    DÉFI D’ENTREPRISE

En 2007, une importante maison d’impression nous a chargés d'effectuer une analyse de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ce projet fut initié à la demande du Carbon Disclosure Project (http://www.cdproject.net/), un organisme international sans but lucratif qui incite les grandes entreprises à évaluer leurs émissions de gaz à effet de serre. Après avoir dressé un inventaire préliminaire des GES pour l'entreprise en 2005, nous avons décidé d'élargir la portée du projet pour 2006.


Alors que l'Union européenne a fixé des plafonds d'émissions obligatoires pour les grands émetteurs, l'Amérique du Nord, quant à elle, ne s'est toujours pas dotée d'un système précis visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les inventaires volontaires des GES sont une étape importante dans le cheminement vers les plafonds obligatoires. Ils permettent aux entreprises d'établir l'historique de leurs émissions afin de déterminer leur plafond, de développer une expertise à l'interne et de mieux comprendre les marchés du carbone.

Nous avons basé notre analyse sur le document intitulé « Greenhouse Gas Protocol: The GHG Protocol for Project Accounting » du World Resources Institute (www.wri.org).

2.    APPROCHE ET STRATÉGIE

Nous avons d’abord examiné les opérations de l'organisation et les émissions probables. Nous avons ensuite divisé les opérations en trois portées (portées 1, 2, et 3).

Les émissions de portée 1 sont celles qui sont directement liées à la fabrication du produit.
Les émissions de portée 2 proviennent de la production d'électricité qui est utilisée par l'installation.
Les émissions de portée 3 proviennent d'opérations liées à des activités qui se produisent avant (matières premières, transport, etc.) et après la production (transport, élimination, etc.).


3.    SOLUTION

Les émissions de portée 1 furent calculées en fonction des combustibles fossiles utilisés et des procédés industriels produisant des émissions de GES. Les émissions de portée 2 furent basées sur la consommation d'électricité et l'emplacement des installations.

En ce qui concerne la portée 3, nous avons restreint l'inventaire aux trajets quotidiens et aux voyages d'affaires des employés. Bien que la distribution et l'élimination des produits aient suscité un grand intérêt, les systèmes d'information en place et les contraintes de temps n'ont pas permis la collecte de données fiables. En ce qui a trait aux trajets quotidiens, un sondage a été effectué auprès des employés par le biais de l'intranet de l'entreprise afin de déterminer les types de trajets quotidiens effectués.

4.    RÉSULTATS

L'inventaire était complet relativement aux portées 1 et 2. Quant à la portée 3, des informations supplémentaires pourraient être incluses. Pour les prochaines initiatives de déclaration et futurs plafonds obligatoires, la portée 1 sera la plus pertinente. Toutefois, les portées 2 et 3 aideront à évaluer l'exposition aux risques liée aux plafonds d'émissions visant les clients et les fournisseurs.

Les émissions de portée 1 n'ont pas changé de façon importante pendant l'année 2005.

Les émissions de portée 2 furent beaucoup plus importantes pendant l'année 2006 en raison de la mise à jour annuelle du facteur d'émission des GES pour l'électricité dans les différents ressorts.

En ce qui concerne le calcul des émissions de portée 3, la plupart des employés ont effectué leurs trajets quotidiens seuls et en voiture, parcourant une distance de 24 km pour chaque trajet et produisant plus de 2 tonnes de GES par employé par année. Le nombre de voyages d'affaires par avion fut également considérable.

Le processus et les résultats de la vérification ont permis d'identifier des initiatives et des problèmes à améliorer en 2006. Des initiatives visant à encourager le covoiturage sont prévues, et certaines installations feront l'objet de projets d'efficacité énergétique. L'inventaire a également permis d'identifier dans la chaîne d'approvisionnement des risques d'augmentation de prix liés à la future réglementation sur les GES.

 

 
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